Communiqué du 29 août 2006

 

 

Solitaire Afflelou Le Figaro

 

 

Nanni Diesel termine 20e de la Solitaire Afflelou Le Figaro

 

 

Pietro D’Ali : « je reviendrai pour gagner »

 

Handicapé toute La Solitaire par un problème de vitesse pure sous spi, l’Italien Pietro D’Ali a bouclé la 4e et dernière étape Dingle-Concarneau hier lundi en 11e position, à 2h21’ du vainqueur d’étape Gérald Veniard. Au classement général, remporté par Nicolas Troussel, le skipper de Nanni Diesel termine 20e sur 44 concurrents. Il boucle ainsi une saison magnifique (victoire dans la Transat AG2R, 2e de la Solo Med’) et assure qu’il reviendra plus fort l’an prochain. Pour gagner.

 

« Mon bilan est que je suis évidemment déçu de mon classement, car j’étais venu pour jouer les tous premiers rôles. Mais j’ai été handicapé par un problème de vitesse sous spi pendant toute la course et je n’ai pas pu défendre réellement mes chances. Car c’est la base : quand tu n’as pas la vitesse à toutes les allures, tu ne peux pas gagner cette épreuve au niveau très, très relevé… mais j’ai encore pris du plaisir, appris beaucoup de choses et je reviendrai l’an prochain pour tenter de gagner». Pietro D’Ali faisait contre mauvaise fortune bon cœur ce matin, aux pontons de Concarneau, après une nuit et une demi-journée passée à récupérer de la « très, très dure dernière étape» entre Dingle et Concarneau, où la flotte a reçu d’abord des vents forts (jusqu’à 30 nœuds) avant de s’engluer dans des zones totalement sans vent à 100 milles de l’arrivée. Bulles sans vent que seuls trois bateaux ont réussi à éviter, Gérald Veniard (Scutum), s’octroyant la victoire d’étape, sa troisième sur l’eau cette année, et prenant du même coup la troisième place du général derrière Thierry Chabagny (Littoral) et le grand vainqueur de cette édition 2006, Nicolas Troussel (Financo).

 

« Une saison formidable »

 

Pietro D’Ali, lui, a pris une bonne 11e place d’étape à Concarneau, mais celle-ci ne suffit pas à son bonheur. « Je suis très bien parti à Dingle et tout allait bien pour moi jusqu’au Fastnet, mais ensuite une ou deux petites erreurs et surtout mon déficit de vitesse sous spi ne m’ont pas permis de jouer la victoire. Et en arrivant, j’étais exténué et déçu. Mais on ne peut pas gagner toujours, j’ai quand même fait une saison formidable avec cette victoire dans la Transat et cette 2e place à la Solo Med. Or, en voile, tu peux participer toute ta vie à des championnats du monde sans jamais gagner !». Le navigateur de Nanni Diesel n’est pas pour autant du genre à se laisser démoraliser.

 

Pietro D’Ali reviendra sur La Solitaire. « J’ai bien l’intention de revenir et pourquoi pas d’accomplir mon rêve de gagner cette course. C’est d’ailleurs la meilleure préparation pour un jour concrétiser un projet de bateau plus grand afin de participer au Vendée Globe », explique le navigateur italien.

 

Pour l’heure, Pietro D’Ali va encore prendre quelques jours de repos.. avant de s’envoler vers d’autres aventures nautiques. Il va enchaîner le championnat du monde de Farr 40 à Newport, des courses en Swan 44, La Middle Sea Race et Sydney-Hobart, avant de se remettre à l’entraînement en Figaro Bénéteau.

 

 

 

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Communiqué du 23 août 2006

 

 

Solitaire Afflelou Le Figaro

 

 

Pietro D’Ali 18e à Dingle : « tout donner sur la dernière manche »

 

 

Le navigateur italien de Nanni Diesel n’a pas eu de réussite hier dans la baie de Dingle, où pas moins de 35 bateaux sur les 44 de la flotte se sont retrouvés quasiment alignés à égalité, à deux milles de la ligne d’arrivée ! Victoire de Gérald Véniard (Scutum) mais quasiment pas de changements au classement général, où Nanni Diesel est pointé 20ème. « Je vais tout donner sur la dernière manche », assure Pietro D’Ali.

 

 

Dans la nuit et la brume irlandaise, Pietro D’Ali a coupé la ligne d’arrivée à 0h46 avec seulement 10 minutes et 9 secondes de retard sur le grand vainqueur, Gérald Véniard (Scutum) qui a réussi à décoller à quelques centaines de mètres de la ligne pour gagner devant Eric Drouglazet (Pixmania.com) et le bizuth Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier).

 

Après 470 milles de combat contre le vent fort et la mer depuis Saint-Gilles-Croix-de-Vie, après 3 journées et 3 nuits et demi de mer, tous les bateaux sont arrivés groupés, les 35 premiers en une demi-heure !« C’était vraiment incroyable d’arriver comme ça tous groupés, après 470 milles de course à se battre contre le vent et la mer. Cette étape était dure, compliquée au niveau météo… et sur la fin, nous étions sous spi quand d’un seul coup il fallu passer sous génois et le vent est complètement tombé. Ensuite, c’était un peu comme une loterie », raconte le navigateur de Nanni.

 

« N’importe quel bateau aurait pu gagner »

 

Victime de problèmes d’informatique qui l’ont beaucoup handicapé au départ de l’étape, Pietro D’Ali n’a pas eu de réussite sur cette étape entre Saint-Gilles Croix de Vie et Dingle. Mais il n’en tire pas prétexte et résume sa navigation : « je commets une petite erreur au départ, où je prends un peu de retard. Mais je reviens bien la première nuit et la deuxième, où j’étais très proche des 10 premiers. J’ai joué un peu au milieu au Fastnet, car il n’y avait pas de vent à la côte. Ensuite, la troisième nuit a été étrange, la météo ne correspondait pas à ce qui était prévu, et puis le vent est complètement tombé deux fois, il y avait de la brume très épaisse, on ne voyait strictement rien, et ce fut ce final incroyable où n’importe quel bateau aurait pu gagner. »

La course au large est ainsi faite. Il n’y aura finalement eu pour l’instant qu’une seule étape « classique », là première, et deux autres extrêmes : l’une avec les écarts que l’on sait entre Santander et Saint-Gilles-Croix-de-Vie et l’autre avec une arrivée groupée jamais vue en 37 éditions de La Solitaire.

 

Sans démériter, Pietro D’Ali n’a pour l’instant pas obtenu les résultats qu’il espérait, mais n’en fait pas un drame pour autant. « On ne peut pas gagner toujours », explique le directeur sportif du Team Nanni Diesel, Mauro Piani « l’histoire de La Solitaire prouve qu’il est très difficile de confirmer, seul des marins d’exception comme Jean Le Cam ou Philippe Poupon l’ont fait, et encore ce n’était pas sur les mêmes bateaux. Ici le niveau est très élevé et très homogène. Il ne faut pas oublier que Pietro aurait pu gagner l’an dernier… Alors même si on veut participer au Vendée Globe, nous reviendrons sur La Solitaire, c’est extrêmement formateur, regardez Michel Desjoyeaux et Alain Gautier qui ont d’abord gagné cette course avant de gagner le Vendée Globe…»

Pietro, lui, a dormi longtemps, longtemps, après cette étape « dure, où il a fait très froid, où c’était impossible de rester en permanence sur le pont ». Et maintenant ? «Maintenant il reste une étape, sans doute ventée, et je vais tout donner pour tenter d’y faire un bon résultat. Comme toujours.»

 

La course repart vendredi pour Concarneau, quatrième et dernière étape de cette Solitaire Afflelou Le Figaro.

 

 

 

 

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Communiqué du 17 août 2006

 

 

Solitaire Afflelou Le Figaro

 

 

Pietro D’Ali (Nanni Diesel): «essayer de gagner une étape »

 

   

L’étape Santander - Saint-Gilles-Croix-de-Vie, pourtant la plus courte de l’épreuve a été incroyable : deux skippers,  Nicolas Troussel et Thierry Chabagny ont assommé la course, avec une option à l’extrême ouest qui a relégué la très grande majorité de la flotte à une dizaine d’heures, du jamais vu. Sur Nanni Diesel, Pietro D’Ali a été piégé comme les 42 autres, à l’est de la route directe, par une bulle sans aucun vent d’une douzaine d’heures. Désormais 19e au général, il reste motivé pour bien naviguer et tenter de remporter une des deux dernières étapes. La course repart demain vers l’Irlande.

 

« Je ne vais plus du tout regarder le classement général. Cette étape, pourtant la plus courte, a été incroyable : la météo s’est trompée en permanence et toutes les circonstances plus l’indispensable brin de réussite ont aidé les deux bateaux de devant. Troussel et Chabagny sont de bons navigateurs, très rapides, et l’avance qu’ils ont désormais ne sera pas rattrapable  ». Pietro D’Ali reste souriant au ponton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, aujourd’hui, malgré une 23e place de l’étape à plus de 11h des leaders qui le met maintenant 19e du classement général. Le skipper de Nanni Diesel était évidemment venu chercher mieux que ce classement, mais il sait aussi que « la voile au large, c’est aussi cela ! Parfois il s’y passe des choses totalement incompréhensibles. Ceci dit, dans mon groupe de l’est, je pensais avoir bien navigué, cherchant le moindre souffle pour avancer, au contact des meilleurs.. J’ai été longtemps dans un groupe avec Nicolas Bérenger et on se voyait bien placés, dans les dix premiers, et puis ce fut un peu la loterie et nous avons été très surpris… Il n’y avait plus du tout de vent où nous étions, contrairement à ce que disaient tous les fichiers météo. »

 

Départ vers l’Irlande demain

 

La déception de l’arrivée d’hier avalée, et une bonne nuit de repos passée par là, Pietro D’Ali a retrouvé le moral. Tant pis pour le classement général donc, qui semble désormais inaccessible avec l’avance qu’ont désormais Nicolas Troussel et Thierry Chabagny. Mais pas question de baisser les bras. « J’ai envie de naviguer, comme toujours. De naviguer bien au contact des meilleurs, tenter de rester dans dix premiers et ensuite si possible avoir enfin le petit brin de réussite qui permet de transformer une place de 10e en victoire. Ce que je veux maintenant c’est essayer de gagner une des deux étapes qui restent, de naviguer juste, de prendre du plaisir. Le bateau est ok, même si je n’ai pas retrouvé encore toute la bonne vitesse que j’avais l’an dernier sur la Solitaire, mais j’y travaille ! L’autre point positif est que je connais mieux mon corps, que j’arrive mieux à récupérer ».

 

Ce dernier élément de la forme physique des navigateurs est très important car le temps de récupération est extrêmement court : dès demain matin vendredi, le comité de course donnera le départ d’une autre très longue et dure étape, sans doute dans des vents contraires,  à destination de Dingle, en Irlande. On ne sait pas encore si celle-ci sera raccourcie ou pas (prévue à 545 milles, soit environ 1000 kilomètres) et si le départ pourrait en être décalé de quelques heures, autorisant un tout petit peu de sommeil en plus (prévu initialement à 11h). Mais on sait déjà que ce sera encore une grande aventure, la troisième et avant-dernière de cette 37e édition de la Solitaire Afflelou Le Figaro. Il reste deux étapes au navigateur de Nanni Diesel pour tenter de briller. On a compris qu’il avait bien l’intention de le faire. Dès demain.

 

 

 

 

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Communiqué du 14 août 2006

 

 

Solitaire Afflelou Le Figaro

 

 

Pietro D’Ali (Nanni Diesel) en route pour la 2e étape 

 

   

Comme les 43 autres concurrents de La Solitaire Afflelou Le Figaro, Pietro d’Ali est parti dimanche après-midi de Santander pour la deuxième étape à destination de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, via le phare des Birvideaux, au nord de Belle-île. Il ya cette fois 314 milles à parcourir et le navigateur italien de Nanni Diesel espère bien tirer le meilleur parti de son Figaro Bénéteau.

 

« Je sais que Pietro fera de son mieux…  après, ce qui doit arriver est écrit, ce sera son destin de faire un bon résultat ou pas ». Venue en famille encourager son skipper, Amalia Festa, la présidente de Nanni Diesel, se montrait philosophe hier dimanche, au ponton de Santander, avant que la flotte ne largue les amarres pour la deuxième étape de La Solitaire Afflelou Le Figaro. Classé 18e à 1h40 du leader au classement général à l’issue de la première étape entre Cherbourg et la capitale de Cantabrie, Pietro D’Ali gardait le sourire et ne parlait plus de ses soucis de spi évoqués à l’arrivée. « J’ai gagné une étape et les bizuths l’an passé, cette année j’ai gagné la Transat AG2R avec Kito de Pavant et fini 2e de la Solo Med… vous savez, en voile on ne peut pas toujours gagner, surtout avec le niveau extrêmement élevé des marins que l’on rencontre sur La Solitaire …»

 

Pas question pour autant d’être résigné. Au départ à 15h19 dans la magnifique baie de Santander, Nanni Diesel était d’ailleurs un des tout premiers à couper la ligne au coup de canon… mais réparait préventivement (sans doute dans la perspective d’éviter la plainte d’un autre concurrent) en revenant aussitôt franchir la ligne une deuxième fois. Nanni Diesel perdait alors logiquement un peu de terrain sur le superbe petit parcours côtier, couru dans un vent de nord-ouest de l’ordre de 10 nœuds. Rien de bien grave.

Vint ensuite une nuit noire, dans un clapot désagréable et du vent faible dans l’axe de la route qui oblige pour l’instant les navigateurs solitaires à louvoyer, à tirer des bords de près pour remonter au vent. Les écarts sont très faibles et ne veulent pas dire grand chose pour l’instant donc. Ce lundi matin 14 août, au pointage de 4h30, Pietro D’Ali pointe en 30e position, mais il n’a jamais que 3,9 milles de retard par rapport au leader, Yann Elies. Tout peut encore arriver donc, la route est longue jusqu’à Saint-Gilles-Croix de Vie, via les Birvideaux, au nord de Belle-île. Ce matin, la tête de flotte pointait au sud du golfe de Gascogne, à 270 milles de l’arrivée en Vendée, prévue pour l’instant dans la nuit de mardi à mercredi.

 

Mauro Piani, le directeur sportif du Nanni Diesel Sailing Team, restait philosophe, lui aussi : « l’étiquette de favori est lourde à porter. Dans la voile et particulièrement dans la série Figaro qui est une des plus difficiles du monde, il y a au moins 15 bateaux qui ont une approche professionnelle et peuvent gagner à tout instant… donc ça se joue à très peu de choses entre une victoire et une place de 15e. On verra bien, et je sais que Pietro fait toujours le maximum pour briller et être le mieux placé possible. Son objectif, c’est de confirmer ses excellents résultats. C’est encore la meilleure façon de convaincre un sponsor pour l’accompagner sur un projet de bateau de 60 pieds et participer au Vendée Globe ».

 

 

 

 

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Communiqué du 10 août 2006

 

 

Solitaire Afflelou Le Figaro

 

 

Pietro D’Ali (Nanni Diesel) : « la course est toujours ouverte »

 

   

Nanni Diesel est arrivé 18e à Santander hier soir mercredi, au terme de la première étape de la Solitaire Afflelou Le Figaro. Mais même en rendant 1h40 au vainqueur du jour, Pietro D’Ali pense qu’il conserve ses chances pour la suite.

 

« La course est toujours ouverte. Il reste trois étapes.» En arrivant hier soir mercredi à Santander en 18e position de la première étape de la Solitaire Afflelou Le Figaro, Pietro D’Ali, le navigateur italien de Nanni Diesel, s’efforçait de garder le moral. Une heure et quarante minutes auparavant, Gérald Véniard (Scutum), avait remporté cette première longue étape de 690 milles entre Cherbourg et le port espagnol via les côtes anglaises. « Maintenant, j’ai un peu plus d’une heure et demie de retard, c’est beaucoup et peu à la fois, mais c’est cela la course au large… la moindre erreur se paie comptant et j’en ai commis une à Start Point, sous l’Angleterre, en ne partant pas au nord. Ensuite, on a eu droit à 400 milles de vent portant et c’était tout droit sur la route directe après le phare de Wolf Rock, donc pas facile de reprendre du terrain. D’autant que je me sens un peu moins à l’aise que d’habitude avec mon nouveau spi ».

Pas question pour autant de baisser les bras. Après tout, le héros du Vendée Globe et double vainqueur de la Transat Jacques Vabre Jean-Pierre Dick est encore moins bien loti, puisqu’arrivé en 37e position avec près de 5 heures de retard. Eric Drouglazet est aussi derrière Pietro, alors que l’autre grand favori Kito de Pavant s’est classé 12e, mais seulement 20 minutes plus tôt que Pietro. Tous ceux là devront cravacher pour tenter de revenir à un meilleur rang au classement.

 

 

«On a pris beaucoup de plaisir »

 

Il reste pour cela près de 1300 milles de mer en trois étapes avant l’arrivée à Concarneau à la fi du mois. « Il peut se passer encore beaucoup de choses…», confirme le skipper de Nanni Diesel. A commencer pourquoi pas par tenter de remporter une étape, comme l’an passé à La Rochelle.

D’ici là, avant le départ vers Saint Gilles Croix de vie via Belle-île dimanche prochain, Pietro et les 43 autres navigateurs de cette Solitaire ont quelques jours pour se reposer, recharger leurs batteries, étudier la météo… Raconter et re-raconter encore cette première étape à la météo idéale, avec une traversée expresse du golfe de Gascogne, entièrement sous spi. Raconter la mer et le bonheur d’être navigateur : « On a pris beaucoup de plaisir, il y a eu de longs surfs, des conditions magnifiques pour faire de la voile. De toutes façons, je me sens toujours bien sur l’eau. » La fatigue ? « Je dors mieux que l’an passé - quand je veux en fait - je gère mieux mon corps et je me sens moins fatigué. En revanche j’ai le visage brûlé par le soleil, je crois que je me suis décidé un peu trop tard à mettre de la crème. »

Ce seront les derniers mots pour cette fois du navigateur de Nanni Diesel, avant d’aller sombrer dans un sommeil réparateur et, peut-être, de rêver à la prochaine étape qui retourne vers la France. C’était sur la remontée d’Espagne l’an passé que Pietro D’Ali avait décroché ses plus beaux lauriers en Figaro Bénéteau et que son talent avait sauté aux yeux de tous ceux qui s’intéressent à la course au large.

 

 

 

 

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Communiqué du 08 août 2006

 

 

Solitaire Afflelou Le Figaro

 

 

Pietro D’Ali toujours dans le coup à mi-course de la première étape

 

   

Après un superbe départ à Cherbourg et deux nuits en mer, Pietro D’Ali est pointé ce matin en 11e position à 6,5 milles du leader, Gildas Morvan. Le navigateur de Nanni Diesel est donc toujours dans le coup pour un bon résultat lors de cette première étape de la Solitaire Afflelou Le Figaro à destination de Santander. Et la météo est excellente : elle autorise de jolis surfs sous spi, à plus de 10 nœuds de moyenne et sur la route directe.

 

« Kito de Pavant dit que je suis un killer sur l’eau? … Mais lui aussi ! » Pietro D’Ali a éclaté de rire au départ de Cherbourg dimanche midi, quand on lui rapportait l’anecdote. Favoris logiques puisqu’ils ont tout gagné ou presque cette saison, le navigateur de Nanni Diesel et celui de Groupe Bel ont depuis parcouru la moitié de cette première étape de La Solitaire Afflelou Le Figaro, à destination de Santander. Il leur reste environ 260 milles à courir avant d’atteindre le port de Cantabrie, sans doute demain soir ou dans la nuit de mercredi à jeudi.

Ce mardi matin, au pointage de 8h30, la flotte des 44 marins solitaires emmenée par Gildas Morvan (Cercle Vert) et Charles Caudrelier (Bostik) est à la latitude de Concarneau. Et la météo est toujours excellente, puisque grâce à un flux de nord-est soutenu, les Figaro Bénéteau II descendent désormais au portant, sous spi, sur la route directe. Des conditions idéales, rêvées de tous les marins, pour partir dans des grands surfs et pour l’instant dépasser les 10 nœuds de moyenne… Il y a forcément beaucoup de plaisir en ce moment à bord de Nanni Diesel et plus généralement pour toute la flotte des marins de la Solitaire Afflelou Le Figaro.

 

 

11e ce mardi matin

 

Et tout va bien pour le skipper de Nanni Diesel, pointé ce mardi à 8h30 en 11e position à 6,5 milles de la tête de course. Comme on sait que le vent va mollir, voire être peut-être extrêmement faible à l’approche des côtes espagnoles demain, Pietro D’Ali a encore toutes ses chances de bien figurer à l’arrivée de cette première étape en Espagne. D’autant que « c’est vrai que j’aime bien les conditions de vent léger, que je m’y sens particulièrement à l’aise », résumait Pietro au départ de Cherbourg.

Depuis, la Manche et les côtes anglaises jusqu’au phare de Wolf Rock sont passés par là et malgré un choix de route médian dans le Channel (moins favorable que celui de Gildas Morvan, mais celui-ci avait pris un gros risque en partant très au nord sous l’Angleterre) , Nanni Diesel est donc parfaitement resté dans le match. C’était l’objectif de Pietro D’Ali pour cette première moitié d’étape : «je ferai tout pour rester dans les 15 premiers, car tout pourrait bien se jouer à quelques milles de l’arrivée à Santander. Alors, il faudra être lucide, avoir su gérer son corps, être le plus reposé possible pour tout donner dans le final ». Celui qui compte.

 

 

 

 

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Communiqué du 04 août 2006

 

 

Solitaire Afflelou Le Figaro

 

Pietro D’Ali : « Je viens pour gagner »

 

   

A 43 ans, Pietro D’Ali ne fait pas mystère de ses intentions : s’il vient sur la Solitaire Afflelou le Figaro, c’est pour jouer les premiers rôles, si possible gagner. Le navigateur de Nanni Diesel a de solides arguments pour cela. Longtemps leader l’an passé, vainqueur d’étape à La Rochelle et premier bizuth, il veut faire « au moins aussi bien ». L’Italien est un des grands favoris de cette 37e Solitaire qui s’élance dimanche pour la première étape : 590 milles entre Cherbourg et Santander, via les côtes anglaises.

 

Et si pour la première fois un navigateur italien gagnait La Solitaire? Le moins qu’on puisse dire est que cette année la chose n’est pas impossible. Pietro D’Ali, le navigateur de Nanni Diesel avait épaté tout le milieu l’an passé par sa vitesse et sa virtuosité, héritant même du surnom de « Pietro Ferrari » et des éloges du « Professeur », Michel Desjoyeaux.  L’Italien, ancien régleur de grand voile du Team Prada en Coupe de l’America, avait alors placé la barre très haut : vainqueur d’étape d’anthologie à La Rochelle, il avait longtemps mené au classement général (classé finalement 8e) et remporté haut la main le titre de premier bizuth.

Depuis, Pietro D’Ali a largement confirmé : vainqueur de la Transat AG2R avec Kito de Pavant, et 2e de Cannes-Istanbul avec ce même partenaire de luxe, qui émarge lui aussi parmi la petite dizaine de grands favoris de l’épreuve.

« Alors oui, je viens ici pour gagner», affirme sans détour le skipper italien, à deux jours du départ de Cherbourg. « Je pense faire partie des dix bateaux qui peuvent espérer l’emporter, maintenant, en voile on n’est jamais sur de rien et c’est beaucoup plus facile de perdre deux ou trois heures que les gagner, tant le niveau est élevé et la course difficile ».

 

 

« Je suis plus serein »

 

Cet après-midi de vendredi, Nanni Diesel et les 43 autres bateaux participent au Prologue Afflelou, petit tour de chauffe sans véritable sanction sportive. Le grand départ est pour dimanche, avec la plus longue étape de la course : 590 milles à courir à destination de Santander, via les côtes anglaises et le phare de Wolf Rock. «Ce sera complexe, mais je n’ai pas peur, il faudra rester devant dès le départ et se méfier des effets des courants le long des côtes anglaises », analyse Pietro. Un skipper qui affirme avoir progressé sur un point essentiel qui lui faisait défaut jusque là : la gestion du sommeil. « J’ai appris à mieux gérer mes efforts, à savoir me reposer quand il le faut tout en étant à fond dans les moments clés. C’est important, car l’an passé à La Rochelle je me souviens que je n’avais pas du tout dormi et que j’étais si fatigué que je ne sentais plus mes bras à l’arrivée »…

 

Alors oui, Pietro D’Ali sera vraisemblablement « un sacré client », comme disent de lui la plupart des ses adversaires. D’autant que « maintenant j’ai plus d’expérience. Je suis beaucoup plus serein et tranquille que l’an passé, je connais mieux la course, mieux le bateau qui est parfaitement préparé par l’équipe avec mon directeur sportif Mauro Piani. L’an dernier, je partais dans l’inconnu pour me confronter à ce qui se fait de mieux en matière de navigation en solitaire. Cette année, c’est une autre histoire et je suis confiant. Tout en sachant que sur l’eau, tout est toujours possible.»

 

En Italie, Pietro D’Ali est déjà un phénomène salué par des médias unanimes. « J’ai fait beaucoup d’interviews télévisées, de radio, d’articles dans les journaux et je suis beaucoup plus connu désormais. Mais il faut continuer à avoir des résultats pour cela et un jour passer à la prochaine étape pour moi, à savoir courir le Vendée Globe. » On en n’est pas encore là. Pour l’heure, il y a près de 1900 milles d’océan à couvrir en quatre étapes. Et justifier un statut de favori que Kito de Pavant résume d’une boutade : « si je vais gagner ? Ben… ça dépend si Pietro est devant ou derrière moi ! »

 

 

 

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Communiqué du 17 juin 2006

 

Solo Méditerrannée

Pietro D’Ali (Nanni Diesel) termine 2e à un point de Kito de Pavant !

 

Pour un seul petit point – l’écart le plus infime possible – Pietro D’Ali termine finalement 2e de la Solo Méditerranée… juste derrière son ami Kito de Pavant et devant Charles Caudrelier. Vainqueurs ensemble de la Transat AG2R le mois dernier, Kito et Pietro trustent cette fois les deux premières marches du podium ! Aujourd’hui samedi, l’ultime manche qui aurait pu les départager a été annulée pour cause de coup de vent sur Porquerolles.

« Hier j’ai un peu manqué de réussite sur une manche qui me coûte la victoire, mais je n’en ressens pas la moindre amertume. C’est un très bon résultat et je suis vraiment satisfait… et très content que ce soit Kito qui gagne. C’est mon ami! » Pietro D’Ali, le navigateur italien du Figaro Bénéteau Nanni est admirable de sportivité ce samedi au ponton de Porquerolles balayé par un vent de plus le trente nœuds qui a contraint la flotte des 29 solitaires à rester à quai. Ultime manche annulée. C’est donc le classement général à l’issue des deux manches d’hier vendredi qui est le classement final et couronne Kito de Pavant… pour un minuscule point d’avance sur Pietro D’Ali. « Cette fois c’est lui qui gagne, la prochaine fois ce sera peut-être moi», plaisante à peine le navigateur de Nanni . « Avec Kito, nous nous entraînons ensemble, nous avons fait nos choix de voiles ensemble, gagné la transat ensemble… et si nous ne naviguons pas de la même manière, nous sommes tous les deux rapides et nous apprenons beaucoup l’un de l’autre », explique Pietro D’Ali.

 

 

Bon signe avant La Solitaire Afflelou Le Figaro

Le bilan de la course ? « Beaucoup de positif, à commencer par la vitesse du bateau qui est bonne et dans laquelle j’ai maintenant toute confiance, ce qui est le plus important car sans cela, on ne peut pas espérer faire quoique ce soit en Figaro Bénéteau», explique Pietro. Le grand souvenir de cette édition 2006 restera bien sur la satisfaction d’avoir remporté la plus grande course de l’épreuve, cette étape de 280 milles entre Gruissan et Porquerolles, une manche compte triple. « Quand vous connaissez la qualité des marins du circuit, c’est toujours un grand moment de gagner devant des navigateurs comme eux », assure Pietro. « Techniquement tout va bien mais on peut toujours progresser et je dois encore travailler quelques phases techniques, par exemple pour être plus agressif sur les départs ».

On le voit, cette « presque victoire » comble le navigateur italien qui fait maintenant partie des favoris naturels pour la grande classique du mois d’août, La Solitaire Afflelou Le Figaro. « J’espère que c’est bon signe, oui ! », commente-t-il, « mais à la Solitaire aussi il y a très peu d’écart entre les meilleurs. Je crois que 10 à 12 marins peuvent prétendre la gagner cette année… et je pense que je fais partie du lot, c’est vrai » assure Pietro, qui n’a jamais fait mystère non plus de son envie de courir le Vendée Globe 2008.

Mais c’est encore une autre histoire. Pour l’heure, avec Amalia Festa, présidente de Nanni Diesel, avec Mauro Piani, le directeur sportif et avec toute l’équipe, c’est l’heure de fêter Pietro. Ce soir, à la remise des prix sur Porquerolles, la fête aura aussi des accents italiens..

 

FIN

 

Amalia Festa : « très important pour la voile en Italie »

Amalia Festa, présidente de Nanni Diesel, est légitimement fière de Pietro D’Ali et de son Figaro Bénéteau aux couleurs du groupe spécialisé dans les moteurs marins. « Le classement confirme que Kito et Pietro sont inséparables ! Ils forment un tandem fantastique, ça fait tellement plaisir de les voir tous les deux sur les plus hautes marches du podium ! Ils se motivent et se rendent meilleurs l’un l’autre».

Lancée dans l’aventure voilà trois ans, Amalia récolte aujourd’hui les fruits de ses efforts : « au début j’étais un peu seule, mais aujourd’hui la dame de la mer (le personnage fétiche d’un livre poétique écrit par Amalia Festa, NDR) est bien contente ! Je suis contente pour toute la famille Nanni Diesel, mais je suis contente aussi pour Pietro. C’est un talent rare, il est très suivi par les Italiens, il est devenu leur coureur, leur ambassadeur. Ce qui se passe avec lui, c’est très important pour la voile sportive en Italie. Notre idée de base est respectée : nous voulions faire connaître le Figaro Bénéteau chez nous, et en même temps apporter une façon de faire différente, un véritable esprit de famille autour d’une équipe très soudée dirigée par Mauro. Je pense que c’était le bon chemin à suivre. Pietro va maintenant se concentrer sur La Solitaire Afflelou le Figaro, puis peut-être sur la course des falaises pour boucler le championnat de France de course au large. Ensuite, j’espère vraiment qu’il trouvera un partenaire pour courir le Vendée Globe. Il le mérite !

 

 

Communiqué du 15 juin 2006

 

 

Solo Méditerrannée

 

Vainqueur d'étape, Nanni Diesel prend le pouvoir au général

 

Pietro D’Ali triomphe à Porquerolles

 

 

Incroyable Pietro D’Ali. Comme l’an passé à Gruissan, le skipper italien s’offre une victoire d’étape dans la Solo Méditerranée, à Porquerolles cette fois… et quelle étape ! Au terme de 280 milles d’un combat acharné, le navigateur de Nanni a gagné hier soir la deuxième et dernière manche compte triple de l’épreuve, juste devant Eric Drouglazet et Corentin Douguet. Pietro D’Ali prend du même coup la première place au classement général, avec 6 points d'avance sur Kito de Pavant et 9 sur Charles Caudrelier.

 

« Pietro Ferrari » est de retour ! Comme à Gruissan l’an passé pour sa première course en Figaro Bénéteau, comme à La Rochelle l’été dernier pendant la Solitaire Afflelou Le Figaro, Pietro D’Ali, le skipper Italien de Nanni , vient de décrocher une somptueuse victoire d’étape à Porquerolles, juste devant un autre ténor, Eric Drouglazet et l’étonnant Corentin Douguet, premier de ce même classement des bizuths qu’avait remporté D’Ali l’an dernier…"Je suis vraiment très content" sourit Pietro D'Ali "même si l'étape a été très dure, très difficile, avec beaucoup de petits temps et de bascules de vent à gérer."

 

Pietro D’Ali fait surtout d’une pierre deux coups. Grâce à cette manche de coefficient 3, il prend en effet la tête du classement général… au nez et à la barbe de son copain Kito de Pavant avec qui il a remporté la Transat AG2R voilà quelques semaines. Au classement général, le skipper de Nanni possède désormais 6 points d'avance sur Kito de Pavant, 9 sur Charles Caudrelier et 11 sur Gildas Morvan. Le 5e étant à 30 points, la victoire finale se jouera probablement entre ces quatre bateaux, lors des quatre manches de coefficent 1 qui restent à courir d'ici samedi.

 

Toujours dans les bons coups depuis le départ de Gruissan lundi après-midi, disputant tour à tour le leadership de l’étape à Laurent Pellecuer, Armel Tripon, Gildas Morvan ou Eric Drouglazet, Pietro D’Ali a su rester dans le paquet de tête tout au long du parcours, avant de faire parler sa science de la vitesse et de la trajectoire sur les 50 derniers milles du parcours. "J'ai été toujours avec les leaders, mais j'ai surtout fait la différence à la dernière marque de parcours, en allant vite dans le petit temps et en partant le premier vers la côte où les conditions de vent étaient plus favorables et où j'étais bien placé, avec un meilleur angle pour finir".

 

Au terme d’un final haletant autour de la magnifique île de Porquerolles, le skipper de Nanni a réussi à glaner 8 minutes d'avance sur Eric Drouglazet, minutes conservées jusqu'à la ligne d'arrivée. Gagner l'épreuve ? Il y pense plus que jamais, Pietro. "Ce serait formidable, mais nous sommes quatre bateaux très proches les uns des autres, et rien n'est fait... ce sera très serré" explique-t-il, tout en assurant : "mais l'erreur serait de tenter de faire du marquage sur Kito, Charles ou Gildas. Je pense que c'est mieux de faire ma propre course, sans trop me soucier de ce que font les autres". Il va y avoir du suspense, beaucoup de suspense autour de Porquerolles vendredi et samedi, avec un enjeu accessoire de plus : Pietro D'Ali est déjà le premier skipper étranger à gagner des étapes sur le circuit Figaro en Mediterranée. Il se verrait bien aussi être le premier non français à décrocher la timbale au classement général... Et il est idéalement placé pour concrétiser ce joli rêve.

 

 

 

Pour suivre la course : www.solo-mediterranee.com

 

 

 

 

Communiqué du 8 juin 2006

 

 

Solo Méditerrannée

 

Encore un podium pour Pietro D’Ali (Nanni Diesel) !

 

   

Pietro D’Ali, le navigateur italien de Nanni Diesel, fait décidément des étincelles en Figaro Bénéteau. Un mois après avoir remporté la Transat AG2R en double avec Kito de Pavant, il vient de prendre la 3ème place de la première grande étape de la Solo Méditerranée, juste derrière l’australienne Liz Wardley et le vainqueur… un certain Kito de Pavant.

 

« C’est très bon pour le moral ! Pietro a très bien navigué et il remonte de la 10ème à la 5ème place au classement général. C’est une excellente opération …» Mauro Piani, directeur sportif du team Nanni Diesel était particulièrement heureux hier soir à Gruissan, après la 3ème place de son protégé Pietro D’Ali, vite parti se reposer après 206 milles d’une manche épuisante menée tambour battant. On attendait les premiers des 30 solitaires ce matin au plus tôt et ils sont arrivés dès hier soir…

 

 

« Pietro a su s’accrocher »

 

Cette étape comptait triple (cœfficient 3) dans cette course aux points qui avait révélé Pietro D’Ali au grand public français l’an passé, quand il avait gagné justement l’étape de Gruissan. Cette année, il s’agissait de rallier Cassis

à Gruissan via les îles Mèdes, à l’extrême nord-est de l’Espagne. Et le skipper de Nanni, partisan d’une option nord, s’en est remarquablement sorti, menant quasiment toute la course en alternance avec Kito de Pavant, son compagnon victorieux avec lui de la dernière Transat AG2R et camarade d‘entraînement. C’est à ce dernier qu’est finalement revenue la victoire, l’étonnante petite Australienne Liz Wardley parvenant à s’intercaler entre les deux hommes.

 

«Au-delà de ce résultat porteur d’espoir »,  ajoute Mauro Piani, « ce qui me fait le plus plaisir, c’est que Pietro a particulièrement bien réagi après être tombé dans une bulle sans vent, proche de l’arrivée. Il aurait pu tout perdre sur ce coup là, mais il a su s’accrocher et revenir pour monter quand même sur le podium ». Et comme dans le même temps, beaucoup des dix premiers ont souffert sur cette manche, le skipper de Nanni Diesel fait donc une spectaculaire remontée au classement général, passant en une seule manche de la 10ème à la 5ème place.

Autant dire qu’il faudra encore compter avec lui et son Nanni jusqu’au 17 juin, date de la fin de la Solo Med’ à Porquerolles. Car si aujourd’hui jeudi et demain vendredi seront consacrés au repos bien mérité des skippers, les affaires reprendront dès ce week-end avec les épreuves du grand prix de Gruissan. Et il restera alors une semaine de compétition dont encore une manche compte triple à courir pour un Pietro D’Ali regonflé à bloc. Voilà qui promet.

 

 

 

Pour suivre la course : www.solo-mediterranee.com

 

 

Communiqué du 5 juin 2006

 

 

Solo Méditerrannée

 

Pietro D’Ali (Nanni Diesel) : « tout faire pour gagner des manches » 

 

  

Après quatre manches disputées jeudi, samedi et dimanche à Marseille et Cassis, le skipper de Nanni Diesel pointe en 10ème position au classement général de la Solo Med’. Un bon résultat, compte tenu du niveau très élevé des 30 navigateurs solitaires engagés, mais qui ne satisfait pas totalement Pietro D’Ali. Le skipper de Nanni est venu pour la victoire et il veut tout faire pour gagner des manches. Il lui reste deux semaines pour cela.

 

« Je suis un peu déçu, car j’ai mis du temps à trouver la bonne vitesse, j’ai manqué de réussite dans des vents très instables. Il reste deux semaines de course, dont de grandes étapes de coefficient 3 et je garde le moral : je vais tout faire pour gagner des manches et on fera les comptes à la fin ». Voilà en substance l’état d’esprit de Pietro D’Ali, ce lundi à Cassis, juste avant de se lancer dans la 5ème manche de la Solo Med, dans des vents faibles de 7 à 8 nœuds.

Pour le navigateur solitaire de Nanni, la course est loin d’être finie et même si les résultats jusqu’ici sont un peu en deça de ses espérances, le moral est là. « Nous avons trouvé les solutions sur le bateau », complète Mauro Piani, le directeur sportif du team Nanni Diesel, « maintenant la vitesse est satisfaisante et Pietro a très envie de revenir, même si cette course est encore plus difficile que l’an passé, le niveau médium des très bons outsiders est encore plus élevé que d’habitude ».

 

Jusqu’ici, Pietro D’Ali a terminé 8e, 20e, 8e et 15e des quatre manches déjà courues. Il veut faire mieux. «En plus de mon déficit de vitesse, j’ai commis quelques erreurs que je peux facilement corriger», avoue le navigateur de Nanni Diesel, tout récent vainqueur de la Transat AG2R… « mais mieux vaut faire ces erreurs maintenant qu’à la Solitaire Afflelou Le Figaro », tempère Mauro Piani.

 

La course est encore longue jusqu’au 17 juin à Porquerolles. Il va y en avoir des parcours côtiers, des bananes et de longues étapes de ralliement qui comptent triple et sont propices à chambouler les classements, lesquels d’ailleurs évoluent à la moindre manche, tant les bateaux sont proches les uns des autres.

 

Et comme un clin d’œil à ce qu’il disait quelques minutes auparavant, dès le début de la régate de ce lundi après-midi, Pietro hissait son Nanni aux avants postes. Il virait en 3ème position la bouée de dégagement devant Cassis. Il restait alors 15 milles à parcourir pour boucler cette 5ème manche dont l’arrivée doit intervenir aujourd’hui lundi vers 18h.

 

 

 

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Communiqué du 31 mai 2006

 

 

La course s’élance jeudi de Marseille

 

Pietro D’Ali (Nanni Diesel) parmi les favoris de la Solo Méditerranée 2006

 

 

Récent vainqueur de la Transat AG2R avec Kito de Pavant, le navigateur italien Pietro D’Ali renoue avec le solitaire cette semaine à Marseille, où sera donné jeudi le départ de la Solo Méditerranée. Le navigateur de Nanni Diesel y fait déjà figure de favori, un an seulement après son arrivée dans la série Figaro Bénéteau.

 

«En voile, on ne peut pas toujours gagner et une bonne dizaine de skippers peuvent y prétendre cette année, mais je suis ici pour disputer la victoire. Il est d’ailleurs très important pour moi d’avoir de bons résultats car au-delà de cette course, j’espère trouver un partenaire pour participer au prochain Vendée Globe ». C’est dit. Pietro D’Ali ne fait pas mystère de ses intentions : si le navigateur de Nanni Diesel s’aligne au départ de la Solo Mediterranée - l’ex Generali Solo - c’est bel et bien pour y jouer les tous premiers rôles.

 

Comment pourrait-il en être autrement d’ailleurs, quand on se souvient de sa victoire d’étape l’an passé à Gruissan, suivi de ses succès à la Solitaire Afflelou Le Figaro (1er bizuth et une victoire d’étape) et bien sur de sa toute récente grande victoire aux côtés de Kito de Pavant dans la Transat AG2R en double, à Saint Barth.

 

« Plus fort que l’an passé »

 

« Pietro est très en forme, le bateau est fin prêt : il l’a d’ailleurs convoyé lui-même de Gênes à Marseille pour retrouver les automatismes de la navigation en solitaire », complète Mauro Piani, le directeur sportif du Team Nanni Diesel, cette année encore aux côtés de Pietro D’Ali. Pour le meilleur. « Pietro est plus fort que l’an passé, il est plus serein, il connaît encore mieux le bateau et il a appris à économiser ses forces pour les phases finales des manches. Enfin, il a eu d’excellents résultats toujours bons pour la confiance, et conserve intacte l’envie de bien faire et de gagner », estime Mauro.

 

Alternance de grands prix (des parcours olympiques ou bananes) et de grandes étapes entre les différents ports d’attaches de l’épreuve – à savoir Marseille, Cassis, Gruissan et Porquerolles -  la Solo Méditerranée conserve son aspect impitoyable : c’est une course aux points où chaque manche compte et où certaines étapes sont dotées d’un coefficient 2 ou 3. Autrement dit, la régularité paie… et la régularité, justement, n’est pas la moindre des qualités de Pietro D’Ali, d’ailleurs toujours cité comme postulant à la victoire par les autres ténors de la classe Figaro Bénéteau.

 

Aujourd’hui mercredi, le prologue a été annulé pour cause de Mistral trop fort dans la baie de Marseille (40 nœuds), mais les choses sérieuses commencent dès demain jeudi avec une ou deux manches du Grand Prix de Marseille qui s’annoncent ventées. « Ce sera musclé dès le départ, il y aura beaucoup de travail dès le début pour bien faire. Dans cette course, il faut limiter au maximum les erreurs », explique Pietro D’Ali. Avec l’assurance de ceux qui connaissent bien leur affaire.

 

 

 

Pour suivre la course : www.solo-mediterranee.com

 


 

MERVEILLEUSE VICTOIRE POUR PIETRO D’ALI A LA TRANSAT AG2R - AG2R official site ici -

 

Kito avait raison lorsque, avant le départ il avait dit: « Je préfère avoir Pietro comme co-équipier plutôt que comme adversaire ». Pietro D’Ali a remporté la victoire de la huitième Transat AG2R – traversée de l’Atlantique entre Concarneau et Saint Barthélemy (Antilles), avec le français Kito de Pavant. C’est la toute première fois qu’un skipper non-français écrit son nom dans l’histoire de cette régate. Le couple franco-italien à bord du Bénéteau Figaro 2 GROUPE BEL a coupé la ligne d’arrivée ce matin à 11h57, après 19 jours, 22 heures, 24 minutes et 30 secondes de navigations, portés par des vents de spinnaker. Groupe Bel a parcouru ainsi 3710 milles , à la vitesse moyenne de 7.76 noeds, en réalisant le record absolu de la régate ( le record précédent étant 20 jours, 8 heures et 49 minutes, record établi en 2004 par Armel Le Cléac’h et Nicolas Troussel). En effet ces dernier avaient réussi à doubler Groupe Bel, mais le couple « méditerranéen » ne s’est pas rendu et est repassé en tête de course, en laissant le couple en 5eme position lors de l’arrivée.

Kito de Pavant ( 45 ans) et Pietro D’Ali (43), qui s’entraînent ensemble pendant l’hiver à La Grande Motte, sont fier et heureux d’avoir battu une armée de Bretons avec derrière eux plusieurs années d’expérience en solitaire et en double.

 

Ce matin à l’aube, Groupe Bel avait seulement quelque centaine de mètres d’avantage sur Atao – Audio System qui sont arrivée 18 minutes après les vainqueurs, à 12h15.

 

A son retour, Pietro retrouvera son Figaro NANNI DIESEL pour se préparer aux événements suivants :

-Le Solo Méditerrenée – du 1er au 18 Juin

- Le Solitaire Afflelou le Figaro – du 1er au 30 Aout.

 


Pietro D’Ali sur Nanni Diesel

vainqueur de la Course au Large La Ciotat / Ile Verte – Ile Rousse / Corse

 

L'italien Pietro d’Ali a ouvert la saison 2006 en remportant, avec son équipier Andrea Caracci, la première édition de l’épreuve méditerranéenne de Course au Large, La Ciotat / Ile Verte – Ile Rousse / Corse (aller-retour). Ce succès s'apprécie au regard des intempéries rencontrées.

En effet, pour cause de rafales à 42 noeuds, le programme de régate a été modifié et les bateaux ont connu un rapide aller-retour entre la Ciotat et Saint Raphaël. Le départ des 19 concurrents, dont 9 figaristes, a été donné le 8 mars à 11 heures. Tout au long du parcours particulièrement athlétique, la flotte est restée compacte.

Arrivés à Saint Ra