Communiqué du 29 août 2006
Solitaire Afflelou Le Figaro
Nanni Diesel termine 20e de la Solitaire Afflelou Le
Figaro
Pietro D’Ali : « je reviendrai pour gagner »
Handicapé
toute La Solitaire par un problème de vitesse pure sous spi, l’Italien Pietro
D’Ali a bouclé la 4e et dernière étape Dingle-Concarneau hier lundi
en 11e position, à 2h21’ du vainqueur d’étape Gérald Veniard. Au
classement général, remporté par Nicolas Troussel, le skipper de Nanni Diesel
termine 20e sur 44 concurrents. Il boucle ainsi une saison
magnifique (victoire dans la Transat AG2R, 2e de la Solo Med’) et
assure qu’il reviendra plus fort l’an prochain. Pour gagner.
« Mon bilan est que je suis
évidemment déçu de mon classement, car j’étais venu pour jouer les tous
premiers rôles. Mais j’ai été handicapé par un problème de vitesse sous spi
pendant toute la course et je n’ai pas pu défendre réellement mes chances. Car
c’est la base : quand tu n’as pas la vitesse à toutes les allures, tu ne
peux pas gagner cette épreuve au niveau très, très relevé… mais j’ai encore
pris du plaisir, appris beaucoup de choses et je reviendrai l’an prochain pour
tenter de gagner». Pietro D’Ali faisait contre mauvaise fortune bon cœur ce matin, aux
pontons de Concarneau, après une nuit et une demi-journée passée à récupérer de
la « très, très dure dernière étape» entre Dingle et
Concarneau, où la flotte a reçu d’abord des vents forts (jusqu’à 30 nœuds)
avant de s’engluer dans des zones totalement sans vent à 100 milles de l’arrivée.
Bulles sans vent que seuls trois bateaux ont réussi à éviter, Gérald Veniard
(Scutum), s’octroyant la victoire d’étape, sa troisième sur l’eau cette année,
et prenant du même coup la troisième place du général derrière Thierry Chabagny
(Littoral) et le grand vainqueur de cette édition 2006, Nicolas Troussel
(Financo).
« Une saison formidable »
Pietro D’Ali, lui, a pris une bonne 11e place d’étape à
Concarneau, mais celle-ci ne suffit pas à son bonheur. « Je suis très
bien parti à Dingle et tout allait bien pour moi jusqu’au Fastnet, mais ensuite
une ou deux petites erreurs et surtout mon déficit de vitesse sous spi ne m’ont
pas permis de jouer la victoire. Et en arrivant, j’étais exténué et déçu. Mais
on ne peut pas gagner toujours, j’ai quand même fait une saison formidable avec
cette victoire dans la Transat et cette 2e place à la Solo Med. Or,
en voile, tu peux participer toute ta vie à des championnats du monde sans
jamais gagner !». Le navigateur de Nanni Diesel n’est pas pour autant
du genre à se laisser démoraliser.
Pietro D’Ali
reviendra sur La Solitaire. « J’ai bien l’intention de revenir et
pourquoi pas d’accomplir mon rêve de gagner cette course. C’est d’ailleurs la
meilleure préparation pour un jour concrétiser un projet de bateau plus grand
afin de participer au Vendée Globe », explique le navigateur italien.
Pour l’heure,
Pietro D’Ali va encore prendre quelques jours de repos.. avant de s’envoler
vers d’autres aventures nautiques. Il va enchaîner le championnat du monde de
Farr 40 à Newport, des courses en Swan 44, La Middle Sea Race et Sydney-Hobart,
avant de se remettre à l’entraînement en Figaro Bénéteau.
Résultats, classements, interviews et photos sur le site officiel
de la course www.lasolitaire.com
Communiqué du 23 août 2006
Solitaire Afflelou Le Figaro
Pietro D’Ali 18e à
Dingle : « tout donner sur la dernière manche »
Le navigateur italien de Nanni Diesel n’a pas eu de réussite hier dans la
baie de Dingle, où pas moins de 35 bateaux sur les 44 de la flotte se sont
retrouvés quasiment alignés à égalité, à deux milles de la ligne
d’arrivée ! Victoire de Gérald Véniard (Scutum) mais quasiment pas de
changements au classement général, où Nanni Diesel est pointé 20ème. « Je
vais tout donner sur la dernière manche », assure Pietro D’Ali.
Dans la nuit et la brume irlandaise, Pietro D’Ali a coupé la ligne
d’arrivée à 0h46 avec seulement 10 minutes et 9 secondes de retard sur le grand
vainqueur, Gérald Véniard (Scutum) qui a réussi à décoller à quelques centaines
de mètres de la ligne pour gagner devant Eric Drouglazet (Pixmania.com) et le
bizuth Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier).
Après 470 milles de combat contre le vent fort et la mer depuis
Saint-Gilles-Croix-de-Vie, après 3 journées et 3 nuits et demi de mer, tous les
bateaux sont arrivés groupés, les 35 premiers en une demi-heure !« C’était
vraiment incroyable d’arriver comme ça tous groupés, après 470 milles de course
à se battre contre le vent et la mer. Cette étape était dure, compliquée au
niveau météo… et sur la fin, nous étions sous spi quand d’un seul coup il fallu
passer sous génois et le vent est complètement tombé. Ensuite, c’était un
peu comme une loterie », raconte le navigateur de Nanni.
« N’importe quel bateau aurait pu gagner »
Victime de
problèmes d’informatique qui l’ont beaucoup handicapé au départ de l’étape,
Pietro D’Ali n’a pas eu de réussite sur cette étape entre Saint-Gilles Croix de
Vie et Dingle. Mais il n’en tire pas prétexte et résume sa navigation : « je
commets une petite erreur au départ, où je prends un peu de retard. Mais je
reviens bien la première nuit et la deuxième, où j’étais très proche des 10
premiers. J’ai joué un peu au milieu au Fastnet, car il n’y avait pas de vent à
la côte. Ensuite, la troisième nuit a été étrange, la météo ne correspondait
pas à ce qui était prévu, et puis le vent est complètement tombé deux fois, il
y avait de la brume très épaisse, on ne voyait strictement rien, et ce fut ce
final incroyable où n’importe quel bateau aurait pu gagner. »
La course au large est ainsi faite. Il n’y aura finalement eu pour
l’instant qu’une seule étape « classique », là première, et deux
autres extrêmes : l’une avec les écarts que l’on sait entre Santander et
Saint-Gilles-Croix-de-Vie et l’autre avec une arrivée groupée jamais vue en 37
éditions de
Sans démériter, Pietro D’Ali n’a pour l’instant pas obtenu les résultats
qu’il espérait, mais n’en fait pas un drame pour autant. « On ne peut
pas gagner toujours », explique le directeur sportif du Team Nanni
Diesel, Mauro Piani « l’histoire de
Pietro, lui, a dormi longtemps, longtemps, après cette étape « dure,
où il a fait très froid, où c’était impossible de rester en permanence sur le
pont ». Et maintenant ? «Maintenant il reste une étape, sans
doute ventée, et je vais tout donner pour tenter d’y faire un bon résultat.
Comme toujours.»
La course repart vendredi pour Concarneau, quatrième et dernière étape de
cette Solitaire Afflelou Le Figaro.
Résultats, classements, interviews et
photos sur le site officiel de la course www.lasolitaire.com
Communiqué du 17 août 2006
Solitaire Afflelou Le Figaro
Pietro D’Ali (Nanni Diesel):
«essayer de gagner une étape »
L’étape Santander - Saint-Gilles-Croix-de-Vie, pourtant la plus courte de
l’épreuve a été incroyable : deux skippers, Nicolas Troussel et Thierry Chabagny ont
assommé la course, avec une option à l’extrême ouest qui a relégué la très grande
majorité de la flotte à une dizaine d’heures, du jamais vu. Sur Nanni Diesel,
Pietro D’Ali a été piégé comme les 42 autres, à l’est de la route directe, par
une bulle sans aucun vent d’une douzaine d’heures. Désormais 19e au
général, il reste motivé pour bien naviguer et tenter de remporter une des deux
dernières étapes. La course repart demain vers l’Irlande.
« Je ne vais plus du tout regarder le classement général. Cette étape,
pourtant la plus courte, a été incroyable : la météo s’est trompée en
permanence et toutes les circonstances plus l’indispensable brin de réussite
ont aidé les deux bateaux de devant. Troussel et Chabagny sont de bons
navigateurs, très rapides, et l’avance qu’ils ont désormais ne sera pas rattrapable
». Pietro D’Ali reste souriant au
ponton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, aujourd’hui, malgré une 23e
place de l’étape à plus de 11h des leaders qui le met maintenant 19e
du classement général. Le skipper de Nanni Diesel était évidemment venu
chercher mieux que ce classement, mais il sait aussi que « la voile au
large, c’est aussi cela ! Parfois il s’y passe des choses totalement
incompréhensibles. Ceci dit, dans mon groupe de l’est, je pensais avoir bien
navigué, cherchant le moindre souffle pour avancer, au contact des meilleurs..
J’ai été longtemps dans un groupe avec Nicolas Bérenger et on se voyait bien
placés, dans les dix premiers, et puis ce fut un peu la loterie et nous avons
été très surpris… Il n’y avait plus du tout de vent où nous étions, contrairement
à ce que disaient tous les fichiers météo. »
Départ vers l’Irlande demain
La déception de l’arrivée d’hier avalée, et une bonne nuit de repos
passée par là, Pietro D’Ali a retrouvé le moral. Tant pis pour le classement
général donc, qui semble désormais inaccessible avec l’avance qu’ont désormais
Nicolas Troussel et Thierry Chabagny. Mais pas question de baisser les
bras. « J’ai envie de naviguer, comme toujours. De naviguer bien au
contact des meilleurs, tenter de rester dans dix premiers et ensuite si
possible avoir enfin le petit brin de réussite qui permet de transformer une
place de 10e en victoire. Ce que je veux maintenant c’est essayer de
gagner une des deux étapes qui restent, de naviguer juste, de prendre du
plaisir. Le bateau est
ok, même si je n’ai pas retrouvé encore toute la bonne vitesse que j’avais l’an
dernier sur
Ce dernier
élément de la forme physique des navigateurs est très important car le temps de
récupération est extrêmement court : dès demain matin vendredi, le comité
de course donnera le départ d’une autre très longue et dure étape, sans doute dans
des vents contraires, à destination de
Dingle, en Irlande. On ne sait pas encore si celle-ci sera raccourcie ou pas
(prévue à 545 milles, soit environ 1000 kilomètres) et si le départ pourrait en
être décalé de quelques heures, autorisant un tout petit peu de sommeil en plus
(prévu initialement à 11h). Mais on sait déjà que ce sera encore une grande
aventure, la troisième et avant-dernière de cette 37e édition de
Résultats,
classements, interviews et photos sur le site officiel de la course www.lasolitaire.com
Communiqué du 14 août 2006
Solitaire Afflelou Le Figaro
Pietro D’Ali (Nanni Diesel) en
route pour la 2e étape
Comme les 43 autres concurrents de
« Je
sais que Pietro fera de son mieux…
après, ce qui doit arriver est écrit, ce sera son destin de faire un bon
résultat ou pas ». Venue en famille
encourager son skipper, Amalia Festa, la présidente de Nanni Diesel, se
montrait philosophe hier dimanche, au ponton de Santander, avant que la flotte
ne largue les amarres pour la deuxième étape de
Pas question pour autant
d’être résigné. Au départ à 15h19 dans la magnifique baie de Santander, Nanni
Diesel était d’ailleurs un des tout premiers à couper la ligne au coup de
canon… mais réparait préventivement (sans doute dans la perspective d’éviter la
plainte d’un autre concurrent) en revenant aussitôt franchir la ligne une
deuxième fois. Nanni Diesel perdait alors logiquement un peu de terrain sur le
superbe petit parcours côtier, couru dans un vent de nord-ouest de l’ordre de
10 nœuds. Rien de bien grave.
Vint ensuite une
nuit noire, dans un clapot désagréable et du vent faible dans l’axe de la route
qui oblige pour l’instant les navigateurs solitaires à louvoyer, à tirer des
bords de près pour remonter au vent. Les écarts sont très faibles et ne veulent
pas dire grand chose pour l’instant donc. Ce lundi matin 14 août, au pointage
de 4h30, Pietro D’Ali pointe en 30e position, mais il n’a jamais que
3,9 milles de retard par rapport au leader, Yann Elies. Tout peut encore
arriver donc, la route est longue jusqu’à Saint-Gilles-Croix de Vie, via les
Birvideaux, au nord de Belle-île. Ce matin, la tête de flotte pointait au sud
du golfe de Gascogne, à 270 milles de l’arrivée en Vendée, prévue pour
l’instant dans la nuit de mardi à mercredi.
Mauro Piani, le
directeur sportif du Nanni Diesel Sailing Team, restait philosophe, lui
aussi : « l’étiquette de favori est lourde à porter. Dans la voile
et particulièrement dans la série Figaro qui est une des plus difficiles du
monde, il y a au moins 15 bateaux qui ont une approche professionnelle et
peuvent gagner à tout instant… donc ça se joue à très peu de choses entre une
victoire et une place de 15e. On verra bien, et je sais que Pietro
fait toujours le maximum pour briller et être le mieux placé possible. Son objectif,
c’est de confirmer ses excellents résultats. C’est encore la meilleure façon de
convaincre un sponsor pour l’accompagner sur un projet de bateau de 60 pieds et
participer au Vendée Globe ».
Résultats,
classements, interviews et photos sur le site officiel de la course www.lasolitaire.com
Communiqué du 10 août 2006
Solitaire Afflelou Le Figaro
Pietro D’Ali (Nanni
Diesel) : « la course est toujours ouverte »
Nanni Diesel est arrivé 18e à Santander hier soir mercredi, au
terme de la première étape de
« La course est toujours
ouverte. Il reste trois étapes.» En arrivant hier soir mercredi à Santander en 18e
position de la première étape de
Pas question
pour autant de baisser les bras. Après tout, le héros du Vendée Globe et double
vainqueur de
«On a pris beaucoup de
plaisir »
Il reste pour cela près de 1300 milles de mer en trois étapes avant
l’arrivée à Concarneau à la fi du mois. « Il peut se passer encore
beaucoup de choses…», confirme le skipper de Nanni Diesel. A commencer
pourquoi pas par tenter de remporter une étape, comme l’an passé à
D’ici là, avant le départ vers Saint Gilles Croix de vie via
Belle-île dimanche prochain, Pietro et les 43 autres navigateurs de cette
Solitaire ont quelques jours pour se reposer, recharger leurs batteries,
étudier la météo… Raconter et re-raconter encore cette première étape à la
météo idéale, avec une traversée expresse du golfe de Gascogne, entièrement
sous spi. Raconter la mer et le bonheur d’être navigateur :
« On a pris beaucoup de plaisir, il y a eu de longs surfs, des
conditions magnifiques pour faire de la voile. De toutes façons, je me sens
toujours bien sur l’eau. » La fatigue ? « Je dors mieux
que l’an passé - quand je veux en fait - je gère mieux mon corps et je me sens
moins fatigué. En
revanche j’ai le visage brûlé par le soleil, je crois que je me suis décidé un
peu trop tard à mettre de la crème. »
Ce seront les
derniers mots pour cette fois du navigateur de Nanni Diesel, avant d’aller
sombrer dans un sommeil réparateur et, peut-être, de rêver à la prochaine étape
qui retourne vers
Résultats,
classements, interviews et photos sur le site officiel de la course www.lasolitaire.com
Communiqué du 08 août 2006
Solitaire Afflelou Le Figaro
Pietro D’Ali toujours dans le
coup à mi-course de la première étape
Après un superbe départ à Cherbourg et deux nuits en mer, Pietro D’Ali est
pointé ce matin en 11e position à 6,5 milles du leader, Gildas
Morvan. Le navigateur de Nanni Diesel est donc toujours dans le coup pour un
bon résultat lors de cette première étape de
« Kito de
Pavant dit que je suis un killer sur l’eau? … Mais lui aussi ! » Pietro D’Ali a éclaté de rire au départ de
Cherbourg dimanche midi, quand on lui rapportait l’anecdote. Favoris logiques
puisqu’ils ont tout gagné ou presque cette saison, le navigateur de Nanni
Diesel et celui de Groupe Bel ont depuis parcouru la moitié de cette première
étape de
Ce mardi matin,
au pointage de 8h30, la flotte des 44 marins solitaires emmenée par Gildas
Morvan (Cercle Vert) et Charles Caudrelier (Bostik) est à la latitude de
Concarneau. Et la météo est toujours excellente, puisque grâce à un flux de
nord-est soutenu, les Figaro Bénéteau II descendent désormais au portant, sous
spi, sur la route directe. Des conditions idéales, rêvées de tous les marins,
pour partir dans des grands surfs et pour l’instant dépasser les 10 nœuds de
moyenne… Il y a forcément beaucoup de plaisir en ce moment à bord de Nanni
Diesel et plus généralement pour toute la flotte des marins de
11e ce mardi matin
Et tout va bien pour le skipper de Nanni Diesel, pointé ce mardi à
8h30 en 11e position à 6,5 milles de la tête de course. Comme on
sait que le vent va mollir, voire être peut-être extrêmement faible à
l’approche des côtes espagnoles demain, Pietro D’Ali a encore toutes ses
chances de bien figurer à l’arrivée de cette première étape en Espagne.
D’autant que « c’est vrai que j’aime bien les conditions de vent léger,
que je m’y sens particulièrement à l’aise », résumait Pietro au départ
de Cherbourg.
Depuis,
Résultats,
classements, interviews et photos sur le site officiel de la course www.lasolitaire.com
Communiqué du 04 août 2006
Solitaire Afflelou Le Figaro
Pietro D’Ali : « Je
viens pour gagner »
A 43 ans, Pietro
D’Ali ne fait pas mystère de ses intentions : s’il vient sur
Et si pour la première fois un navigateur italien gagnait
Depuis, Pietro D’Ali a largement confirmé : vainqueur de
« Alors oui, je viens ici pour gagner», affirme sans détour le skipper italien, à deux jours du départ de
Cherbourg. « Je pense faire partie des dix bateaux qui peuvent espérer
l’emporter, maintenant, en voile on n’est jamais sur de rien et c’est beaucoup
plus facile de perdre deux ou trois heures que les gagner, tant le niveau est
élevé et la course difficile ».
« Je suis plus serein »
Cet après-midi de vendredi,
Nanni Diesel et les 43 autres bateaux participent au Prologue Afflelou, petit
tour de chauffe sans véritable sanction sportive. Le grand départ est pour
dimanche, avec la plus longue étape de la course : 590 milles à courir à
destination de Santander, via les côtes anglaises et le phare de Wolf Rock. «Ce
sera complexe, mais je n’ai pas peur, il faudra rester devant dès le départ et
se méfier des effets des courants le long des côtes anglaises »,
analyse Pietro. Un skipper
qui affirme avoir progressé sur un point essentiel qui lui faisait défaut
jusque là : la gestion du sommeil. « J’ai appris
à mieux gérer mes efforts, à savoir me reposer quand il le faut tout en étant à
fond dans les moments clés. C’est important, car l’an passé à
Alors oui, Pietro
D’Ali sera vraisemblablement « un sacré client », comme disent de lui
la plupart des ses adversaires. D’autant que « maintenant j’ai plus
d’expérience. Je suis beaucoup plus serein et tranquille que l’an passé, je
connais mieux la course, mieux le bateau qui est parfaitement préparé par
l’équipe avec mon directeur sportif Mauro Piani. L’an dernier, je partais dans
l’inconnu pour me confronter à ce qui se fait de mieux en matière de navigation
en solitaire. Cette année, c’est une autre histoire et je suis confiant. Tout
en sachant que sur l’eau, tout est toujours possible.»
En Italie,
Pietro D’Ali est déjà un phénomène salué par des médias unanimes. « J’ai
fait beaucoup d’interviews télévisées, de radio, d’articles dans les journaux
et je suis beaucoup plus connu désormais. Mais il faut continuer à avoir des
résultats pour cela et un jour passer à la prochaine étape pour moi, à savoir
courir le Vendée Globe. » On en n’est pas encore là. Pour l’heure, il
y a près de 1900 milles d’océan à couvrir en quatre étapes. Et justifier un
statut de favori que Kito de Pavant résume d’une boutade : « si je
vais gagner ? Ben… ça dépend si Pietro est devant ou derrière
moi ! »
Résultats,
classements, interviews et photos sur le site officiel de la course www.lasolitaire.com
Communiqué du 17 juin 2006
Solo Méditerrannée
Pietro D’Ali (Nanni Diesel)
termine 2e à un point de Kito de Pavant !
Pour un seul petit point – l’écart le plus infime
possible – Pietro D’Ali termine finalement 2e de
« Hier j’ai un peu manqué de réussite sur une
manche qui me coûte la victoire, mais je n’en ressens pas la moindre amertume.
C’est un très bon résultat et je suis vraiment satisfait… et très content que
ce soit Kito qui gagne. C’est mon ami! » Pietro D’Ali, le navigateur italien du Figaro
Bénéteau Nanni est admirable de sportivité ce samedi au ponton de Porquerolles
balayé par un vent de plus le trente nœuds qui a contraint la flotte des 29 solitaires
à rester à quai. Ultime manche annulée. C’est donc le classement général à
l’issue des deux manches d’hier vendredi qui est le classement final et
couronne Kito de Pavant… pour un minuscule point d’avance sur Pietro D’Ali. « Cette
fois c’est lui qui gagne, la prochaine fois ce sera peut-être moi»,
plaisante à peine le navigateur de Nanni . « Avec Kito, nous nous
entraînons ensemble, nous avons fait nos choix de voiles ensemble, gagné la
transat ensemble… et si nous ne naviguons pas de la même manière, nous sommes
tous les deux rapides et nous apprenons beaucoup l’un de l’autre »,
explique Pietro D’Ali.
Bon signe
avant
Le bilan de la course ? « Beaucoup de positif, à commencer par
la vitesse du bateau qui est bonne et dans laquelle j’ai maintenant toute
confiance, ce qui est le plus important car sans cela, on ne peut pas espérer
faire quoique ce soit en Figaro Bénéteau», explique Pietro. Le grand
souvenir de cette édition 2006 restera bien sur la satisfaction d’avoir
remporté la plus grande course de l’épreuve, cette étape de 280 milles entre
Gruissan et Porquerolles, une manche compte triple. « Quand vous
connaissez la qualité des marins du circuit, c’est toujours un grand moment de
gagner devant des navigateurs comme eux », assure Pietro. « Techniquement
tout va bien mais on peut toujours progresser et je dois encore travailler
quelques phases techniques, par exemple pour être plus agressif sur les
départs ».
On le voit, cette « presque victoire » comble le navigateur
italien qui fait maintenant partie des favoris naturels pour la grande
classique du mois d’août,
Mais c’est encore une autre histoire. Pour l’heure, avec Amalia Festa,
présidente de Nanni Diesel, avec Mauro Piani, le directeur sportif et avec
toute l’équipe, c’est l’heure de fêter Pietro. Ce soir, à la remise des prix
sur Porquerolles, la fête aura aussi des accents italiens..
FIN
Amalia Festa : « très important pour la
voile en Italie »
Amalia Festa, présidente de Nanni Diesel, est légitimement fière de Pietro
D’Ali et de son Figaro Bénéteau aux couleurs du groupe spécialisé dans les
moteurs marins. « Le classement confirme que Kito et Pietro sont
inséparables ! Ils forment un tandem fantastique, ça fait tellement
plaisir de les voir tous les deux sur les plus hautes marches du podium !
Ils se motivent et se rendent meilleurs l’un l’autre».
Lancée dans l’aventure voilà trois ans, Amalia récolte aujourd’hui les
fruits de ses efforts : « au début j’étais un peu seule, mais
aujourd’hui la dame de la mer (le personnage fétiche d’un livre poétique
écrit par Amalia Festa, NDR) est bien contente ! Je suis contente pour
toute la famille Nanni Diesel, mais je suis contente aussi pour Pietro. C’est
un talent rare, il est très suivi par les Italiens, il est devenu leur coureur,
leur ambassadeur. Ce qui se passe avec lui, c’est très important pour la voile
sportive en Italie. Notre idée de base est respectée : nous voulions faire
connaître le Figaro Bénéteau chez nous, et en même temps apporter une façon de
faire différente, un véritable esprit de famille autour d’une équipe très
soudée dirigée par Mauro. Je pense que c’était le bon chemin à suivre. Pietro
va maintenant se concentrer sur
Communiqué du 15 juin 2006
Solo
Méditerrannée
Vainqueur d'étape, Nanni Diesel
prend le pouvoir au général
Pietro D’Ali triomphe à Porquerolles
Incroyable Pietro D’Ali. Comme l’an passé à
Gruissan, le skipper italien s’offre une victoire d’étape dans
« Pietro
Ferrari » est de retour ! Comme à Gruissan l’an passé pour sa
première course en Figaro Bénéteau, comme à
Pietro
D’Ali fait surtout d’une pierre deux coups. Grâce à cette manche de coefficient
3, il prend en effet la tête du classement général… au nez et à la barbe de son
copain Kito de Pavant avec qui il a remporté
Toujours
dans les bons coups depuis le départ de Gruissan lundi après-midi, disputant
tour à tour le leadership de l’étape à Laurent Pellecuer, Armel Tripon, Gildas
Morvan ou Eric Drouglazet, Pietro D’Ali a su rester dans le paquet de tête tout
au long du parcours, avant de faire parler sa science de la vitesse et de la
trajectoire sur les 50 derniers milles du parcours. "J'ai été toujours
avec les leaders, mais j'ai surtout fait la différence à la dernière marque de
parcours, en allant vite dans le petit temps et en partant le premier vers la
côte où les conditions de vent étaient plus favorables et où j'étais bien
placé, avec un meilleur angle pour finir".
Au terme
d’un final haletant autour de la magnifique île de Porquerolles, le skipper de
Nanni a réussi à glaner 8 minutes d'avance sur Eric Drouglazet, minutes
conservées jusqu'à la ligne d'arrivée. Gagner l'épreuve ? Il y pense plus que
jamais, Pietro. "Ce serait formidable, mais nous sommes quatre bateaux
très proches les uns des autres, et rien n'est fait... ce sera très serré"
explique-t-il, tout en assurant : "mais l'erreur serait de tenter
de faire du marquage sur Kito, Charles ou Gildas. Je pense que c'est mieux de
faire ma propre course, sans trop me soucier de ce que font les autres". Il
va y avoir du suspense, beaucoup de suspense autour de Porquerolles vendredi et
samedi, avec un enjeu accessoire de plus : Pietro D'Ali est déjà le premier
skipper étranger à gagner des étapes sur le circuit Figaro en Mediterranée. Il
se verrait bien aussi être le premier non français à décrocher la timbale au
classement général... Et il est idéalement placé pour concrétiser ce joli rêve.
Pour suivre la course : www.solo-mediterranee.com
Communiqué du 8 juin 2006
Solo
Méditerrannée
Encore un podium pour Pietro D’Ali (Nanni Diesel) !
Pietro D’Ali, le navigateur italien de Nanni Diesel, fait
décidément des étincelles en Figaro Bénéteau. Un mois après avoir remporté
« C’est très
bon pour le moral ! Pietro
a très bien navigué et il remonte de la 10ème à la 5ème place au
classement général. C’est une excellente opération …» Mauro Piani, directeur sportif du team
Nanni Diesel était particulièrement heureux hier soir à Gruissan, après
la 3ème place de son protégé Pietro D’Ali, vite parti se reposer après 206
milles d’une manche épuisante menée tambour battant. On attendait les
premiers des 30 solitaires ce matin au plus tôt et ils sont arrivés dès hier
soir…
« Pietro a su
s’accrocher »
Cette étape comptait triple
(cœfficient 3) dans cette course aux points qui avait révélé Pietro D’Ali au
grand public français l’an passé, quand il avait gagné justement l’étape de
Gruissan. Cette année, il s’agissait de rallier
Cassis
à Gruissan via les îles Mèdes, à l’extrême
nord-est de l’Espagne. Et le skipper de Nanni, partisan d’une option nord, s’en
est remarquablement sorti, menant quasiment toute la course en alternance avec
Kito de Pavant, son compagnon victorieux avec lui de la dernière Transat AG2R
et camarade d‘entraînement. C’est à ce dernier qu’est finalement revenue la
victoire, l’étonnante petite Australienne Liz Wardley parvenant à s’intercaler
entre les deux hommes.
«Au-delà de ce résultat porteur d’espoir », ajoute Mauro Piani, « ce qui me fait le plus plaisir, c’est
que Pietro a particulièrement bien réagi après être tombé dans une bulle sans
vent, proche de l’arrivée. Il aurait pu tout perdre sur ce coup là, mais il a
su s’accrocher et revenir pour monter quand même sur le podium ». Et
comme dans le même temps, beaucoup des dix premiers ont souffert sur cette
manche, le skipper de Nanni Diesel fait donc une spectaculaire remontée au
classement général, passant en une seule manche de la 10ème à la 5ème place.
Autant dire qu’il faudra encore compter avec lui et son Nanni
jusqu’au 17 juin, date de la fin de
Pour suivre la course : www.solo-mediterranee.com
Communiqué du 5 juin 2006
Solo
Méditerrannée
Pietro D’Ali (Nanni Diesel) : « tout faire pour gagner des manches »
Après quatre manches disputées jeudi, samedi et dimanche à
Marseille et Cassis, le skipper de Nanni Diesel pointe en 10ème position au
classement général de
« Je suis un peu déçu, car j’ai mis du temps à trouver la
bonne vitesse, j’ai manqué de réussite dans des vents très instables. Il
reste deux semaines de course, dont de grandes étapes de coefficient 3 et je
garde le moral : je vais tout faire pour gagner des manches et on fera les
comptes à la fin ». Voilà en substance l’état d’esprit de
Pietro D’Ali, ce lundi à Cassis, juste avant de se lancer dans la 5ème
manche de
Pour le navigateur
solitaire de Nanni, la course est loin d’être finie et même si les résultats
jusqu’ici sont un peu en deça de ses espérances, le moral est là. « Nous
avons trouvé les solutions sur le bateau », complète Mauro Piani, le
directeur sportif du team Nanni Diesel, « maintenant la vitesse est
satisfaisante et Pietro a très envie de revenir, même si cette course est
encore plus difficile que l’an passé, le niveau médium des très bons outsiders
est encore plus élevé que d’habitude ».
Jusqu’ici, Pietro D’Ali a terminé 8e, 20e, 8e
et 15e des quatre manches déjà courues. Il veut faire mieux. «En
plus de mon déficit de vitesse, j’ai commis quelques erreurs que je peux
facilement corriger», avoue le navigateur de Nanni Diesel, tout récent
vainqueur de
La course est
encore longue jusqu’au 17 juin à Porquerolles. Il va y en avoir des parcours
côtiers, des bananes et de longues étapes de ralliement qui comptent triple et
sont propices à chambouler les classements, lesquels d’ailleurs évoluent à la
moindre manche, tant les bateaux sont proches les uns des autres.
Et comme un clin
d’œil à ce qu’il disait quelques minutes auparavant, dès le début de la régate
de ce lundi après-midi, Pietro hissait son Nanni aux avants postes. Il virait
en 3ème position la bouée de dégagement devant Cassis. Il restait alors 15
milles à parcourir pour boucler cette 5ème manche dont l’arrivée doit
intervenir aujourd’hui lundi vers 18h.
Pour suivre la course : www.solo-mediterranee.com
Communiqué du 31 mai 2006
La course s’élance jeudi de Marseille
Pietro D’Ali (Nanni Diesel) parmi les favoris de
Récent vainqueur de
«En voile, on ne
peut pas toujours gagner et une bonne dizaine de skippers peuvent y prétendre
cette année, mais je suis ici pour disputer la victoire. Il est d’ailleurs très
important pour moi d’avoir de bons résultats car au-delà de cette course,
j’espère trouver un partenaire pour participer au prochain Vendée Globe ». C’est dit. Pietro D’Ali ne fait pas
mystère de ses intentions : si le navigateur de Nanni Diesel s’aligne au
départ de
Comment pourrait-il en être autrement d’ailleurs, quand on se
souvient de sa victoire d’étape l’an passé à Gruissan, suivi de ses succès à
« Plus fort
que l’an passé »
« Pietro est très en forme, le bateau est fin prêt : il
l’a d’ailleurs convoyé lui-même de Gênes à Marseille pour retrouver les
automatismes de la navigation en solitaire », complète Mauro Piani, le directeur
sportif du Team Nanni Diesel, cette année encore aux côtés de Pietro D’Ali. Pour le
meilleur. « Pietro est plus fort que l’an passé, il est plus serein, il
connaît encore mieux le bateau et il a appris à économiser ses forces pour les
phases finales des manches. Enfin, il a eu d’excellents résultats toujours bons
pour la confiance, et conserve intacte l’envie de bien faire et de
gagner », estime Mauro.
Alternance de
grands prix (des parcours olympiques ou bananes) et de grandes étapes entre les
différents ports d’attaches de l’épreuve – à savoir Marseille, Cassis, Gruissan
et Porquerolles -
Aujourd’hui
mercredi, le prologue a été annulé pour cause de Mistral trop fort dans la baie
de Marseille (40 nœuds), mais les choses sérieuses commencent dès demain jeudi
avec une ou deux manches du Grand Prix de Marseille qui s’annoncent ventées. « Ce
sera musclé dès le départ, il y aura beaucoup de travail dès le début pour bien
faire. Dans cette course, il faut limiter au maximum les erreurs »,
explique Pietro D’Ali. Avec
l’assurance de ceux qui connaissent bien leur affaire.
Pour suivre la course : www.solo-mediterranee.com
MERVEILLEUSE VICTOIRE POUR PIETRO D’ALI A
Kito avait raison lorsque, avant le départ il avait
dit: « Je préfère avoir Pietro comme co-équipier plutôt que comme
adversaire ». Pietro D’Ali a remporté la victoire de la huitième Transat
AG2R – traversée de l’Atlantique entre Concarneau et Saint Barthélemy
(Antilles), avec le français Kito de Pavant. C’est la toute première fois qu’un
skipper non-français écrit son nom dans l’histoire de cette régate. Le
couple franco-italien à bord du Bénéteau Figaro 2 GROUPE BEL a coupé la ligne
d’arrivée ce matin à 11h57, après 19 jours, 22 heures, 24 minutes et 30
secondes de navigations, portés par des vents de spinnaker. Groupe Bel a
parcouru ainsi 3710 milles , à la vitesse moyenne de 7.76 noeds, en réalisant
le record absolu de la régate ( le record précédent étant 20 jours, 8 heures et
49 minutes, record établi en 2004 par Armel Le Cléac’h et Nicolas Troussel). En
effet ces dernier avaient réussi à doubler Groupe Bel, mais le couple
« méditerranéen » ne s’est pas rendu et est repassé en tête de
course, en laissant le couple en 5eme position lors de l’arrivée.
Kito de Pavant ( 45 ans) et Pietro D’Ali (43), qui
s’entraînent ensemble pendant l’hiver à
Ce matin à l’aube, Groupe Bel avait seulement quelque centaine de mètres
d’avantage sur Atao – Audio System qui sont arrivée 18 minutes après les
vainqueurs, à 12h15.
A son retour, Pietro retrouvera son Figaro NANNI DIESEL pour se préparer aux événements suivants :
-Le Solo Méditerrenée – du 1er au 18 Juin
- Le Solitaire Afflelou le Figaro – du 1er au 30 Aout.
Pietro D’Ali sur Nanni Diesel
vainqueur de
L'italien Pietro d’Ali a ouvert la saison 2006 en
remportant, avec son équipier Andrea
Caracci, la première édition de l’épreuve méditerranéenne de Course au Large,
En effet, pour cause de rafales à 42
noeuds, le programme de régate a été modifié et les bateaux ont connu un rapide
aller-retour entre
Arrivés à Saint Ra